Gérard Mulliez

Gérard, Paul, Louis Mulliez, né à Roubaix le 13 mai 1931, est un homme d'affaires français, le fondateur du groupe de distribution Auchan. C'est la plus grande fortune professionnelle de France depuis 2008, selon un classement établi par le magazine Challenges.

Sa jeunesse

Fils de Gérard Mulliez, dirigeant de l'entreprise familiale textile Phildar, il commence ses études à l'école Notre-Dame-des-Dunes à Dunkerque, les poursuit au collège Jean-XXIII (maintenant collège Saint-Rémi) de Roubaix, puis étudie au Mayfield College en Angleterre et termine sa formation à l'Institut technique de Roubaix. En 1954, il entre dans l'entreprise familiale en tant que contremaître, dès 1956, il devient chef de fabrication et devient rapidement directeur.

La création d'Auchan

À la fin des années 1950, il part aux États-Unis pour assister aux séminaires de Bernardo Trujillo sur les nouvelles formules commerciales qui naissent en Amérique du Nord. S’inspirant du modèle Carrefour (dont le fondateur, Marcel Fournier (homme d'affaires), a appliqué les préceptes de Bernardo Trujillo), Gérard Mulliez ouvre en 1961 à Roubaix son premier magasin dans une ancienne usine du groupe Phildar située dans le quartier des « Hauts Champs ». Le nom qui est à l'origine de l'enseigne, avec une orthographe due au souhait d'apparaître les premiers dans l'annuaire. Mais les débuts sont difficiles et les résultats piteux. Gérard Mulliez décide alors de prendre conseil auprès d’Édouard Leclerc (fondateur des magasins E.Leclerc) et il découvre que vendre moins cher fait vendre davantage. Il applique notamment ce principe au whisky, dont il casse les prix. Auchan devient alors l'un des magasins favoris des consommateurs roubaisiens.

Le développement d'un groupe familial

Après le premier succès, un deuxième magasin ouvre à Roncq. Gérard Mulliez a besoin de capitaux mais éprouve peu de sympathie pour les banques ou les marchés financiers. Il fait donc appel à sa propre famille et crée « l'Association Familiale Mulliez » (AFM), appelée improprement « groupe Mulliez », dont il prend les rênes. Cette association prendra des parts dans Auchan, puis dans toutes les sociétés créées par les membres de la famille, qui explorent toutes les niches de la distribution. Cet autofinancement permet à l'entreprise Auchan une attaque du territoire national à partir de 1971, puis de l'international en 1981. L'homme se définit comme un dirigeant catholique, et croit à la motivation des salariés par l'octroi d'actions au personnel, système qu'il met en place dès 1977. L'arrivée de la gauche en 1981, et la mise en place de l'impôt de solidarité sur la fortune pousse une partie de sa famille, à quitter le Nord pour la Belgique toute proche. Gérard Mulliez a assuré la présidence du conseil d'administration du groupe Auchan jusqu'en 1996 avant de prendre celle du conseil de surveillance. En 2001, il fait voter le passage de 70 à 75 ans l'âge limite des membres du conseil de surveillance afin de préparer son remplacement. Le 10 mai 2006, alors qu'il approche de la limite d'âge de 75 ans, l'AFM, principale actionnaire du groupe Auchan, annonce que Gérard Mulliez quitte la tête du conseil de surveillance à compter du 6 juin 2006 et laisse la succession du groupe au fils de son cousin germain, Vianney Mulliez, le préférant à Arnaud Mulliez, le fils de Gérard Mulliez. Il conserve toutefois une assise dans le groupe en prenant la fonction de président du comité stratégique. Il avait laissé précédemment à un de ses neveux, Thierry Mulliez, la présidence de l'AFM. Il est régulièrement cité comme possédant l'une des plus grandes fortunes professionnelles de son pays.

Travailler plus pour gagner moins - La menace Wal-Mart.

Le nom de l'ouvrage en entier : Travailler plus pour gagner moins - La menace Wal-Mart.

Ouvrage co-écrit par Gilles Biassette et Lysiane Baudu.

Un entretien vidéo très intéressant avec les deux auteurs sur le cas Wal-Mart, en six questions :

  1. Quel est le modèle qui a fait le succès de Wal-Mart ?
  2. En quoi le modèle de Wal-Mart est-il lié au protestantisme évangélique ?
  3. Qu'appelle-t-on walmartisation de l'économie ?
  4. Wal-Mart joue-t-il un rôle dans l'élection présidentielle américaine ?
  5. La crise financière profite-t-elle à Wal-Mart ?
  6. Wal-Mart peut-il s'installer en France ?

Entretien disponible sur le site de La Croix.

Bernardo Trujillo

Ce théoricien de la mise en marché organisait des conférences pour le compte du fabricant de caisses enregistreuses NCR (National Cash Registers) auxquelles les principaux acteurs de la grande distribution française ont assisté, parmi lesquels : Marcel Fournier (Carrefour), Denis Defforey (Carrefour), Édouard Leclerc (E.Leclerc), Gérard Mulliez (Auchan), Paul Dubrule (Accor), Gérard Pélisson (Accor).

Quelques phrases clé : -Le succès repose sur trois pieds : le libre-service, les prix bas, le spectacle. Qu'un seul vienne à manquer et tout s'écroule -No parking, no business -Faites du cirque en permanence -Empilez haut, mais vendez bas -Les riches aiment les prix bas, les pauvres en ont besoin -C'est là où il y a du trafic que l'on peut faire tout type de commerces -Créer des îlots de pertes dans un océan de profit (A propos de la publicité et des prix d’appel) -Les vitrines sont les cercueils des magasins -Tout sous le même toit -L'avenir est au tout automobile

Marcel Fournier

Marcel Fournier (1914-1985) était co-fondateur, actionnaire et a été dirigeant du groupe de distribution français Carrefour. Marcel Fournier rencontre en 1959 Denis et Jacques Defforey, qui travaillaient dans l'entreprise familiale, Badin-Defforey, avec leur père Louis, grossiste en alimentation, à Lagnieu dans l'Ain. Il employaient 250 personnes et desservaient un cinquantaine de succursales et un demi-millier de clients. Marcel Fournier et les Defforey se rencontrent à la Gagmi (Groupement d'achat des grands magasins indépendants). Spécialisé dans la mercerie et cherchant à se diversifier dans l'alimentaire discount, Marcel Fournier craignait l'arrivée d'Édouard Leclerc dans la ville1. Il s'entend en janvier 1960 avec les Defforey pour l'approvisionner et est rapidement victime de son succès. Les 200m² de son magasin libre-service discount dans les sous-sols de la mercerie familiale diversifiée dans le textile, rue Vaugelas à Annecy, s'avéreront vite insuffisants pour répondre à la demande. En juin 1960, il s'associe avec Denis Defforey pour ouvrir un supermarché à l'angle de l'avenue Parmelan et de la rue André Theuriet2. Ils ouvriront ensemble le tout premier hypermarché, le 15 juin 1963, à Sainte-Geneviève-des-Bois au sud de Paris.

Edouard Leclerc

Édouard Leclerc, est né le 20 novembre 1926 à Landerneau, dans une famille de 13 enfants. Fils d’Eugène Leclerc et de Marie Kerouanton, agrégé d’histoire et de lettres, il est un entrepreneur français, fondateur de l'enseigne E.Leclerc.

Après des études classiques aux Petit et Grand Séminaires (Prêtres du Sacré-Cœur), il décide de s’investir dans un projet social et part travailler chez un transitaire de Brest. Il découvre les blocages du commerce d’après-guerre, le grand nombre d’intermédiaires et les marges qui grèvent le prix des produits.

En décembre 1949, Edouard Leclerc crée le concept du « circuit court », et ouvre son premier magasin, à Landerneau rue Bélérit, dans une pièce de 16 m² où il vend des biscuits, achetés directement à un fabricant de Pontivy, 25 à 30 % moins chers que chez les autres commerçants. Il révolutionne le commerce de détail en écoulant sa marchandise au prix de gros. Il s'attire à ce titre les foudres des fabricants et des commerçants qui cumulent alors la marge de gros et la marge de détail.

Le 21 octobre 1950, il épouse Hélène Diquelou avec laquelle il aura 3 enfants. De 1950 à 1954, Edouard Leclerc et son épouse développent leur activité commerciale en vendant de plus en plus de références alimentaires. Ils font partager leur expérience et attirent d’autres commerçants qu’ils approvisionnent.

Il ouvre son premier véritable supermarché en 1962 à Brest (1 200 m²). Dès 1959, 60 magasins portent l’enseigne E. Leclerc et un premier magasin ouvre en région parisienne à Issy-Les-Moulineaux suscitant la colère du mouvement Poujade et, plus tard, celle du CIDUNATI opposé à l’émergence d’une distribution moderne.

Les polémiques, largement médiatisées (Paris Match, Cinq Colonnes à la Une, France Soir) contribuent à faire connaître le mouvement E. Leclerc qui abrite, à la fin des années 60, près de 400 commerçants. Edouard Leclerc multiplie les interventions publiques au cours desquelles il développe sa philosophie de la distribution et les objectifs du groupement qu’il a constitué :

1.Il s’agit d’abord de rendre accessible aux salariés un maximum de biens qu’ils ont contribué à produire. Le niveau des prix détermine en grande partie celui du pouvoir d’achat. A la notion du Commerce qui cherche à vendre le plus cher possible, il oppose celle de la Distribution « acheter le moins cher possible pour vendre le moins cher possible ». Aussi lance-t-il, avec ses adhérents, de nombreux combats pour briser les obstacles corporatistes ou juridiques qui freinent la concurrence et la libre entreprise : - l’interdiction du refus de vente (circulaire Fontanet) ; - la loi Royer (1973) qui soumet à autorisation toute nouvelle implantation de plus de 1 000 m² (campagne contre le financement obligé des partis politiques) ; - le monopole des compagnies pétrolières : liberté d’installation des stations-service (1979) ; - liberté du prix des carburants (arrêt E. Leclerc, Cour de justice des communautés européennes 1985) ; -implantations sur autoroute (1989) - la loi Lang (1981) qui impose le prix unique du livre ; - la distribution sélective des parfums (1983) ; - la vente des bijoux en or (1986), - la distribution des produits de parapharmacie (1988)`

  1. Inciter les commerçants indépendants à se constituer en réseau d’entrepreneurs pour mutualiser les coûts et partager les savoir-faire. Pour leur permettre de survivre, face à la concentration du commerce intégré, Edouard Leclerc préconise un modèle de coopérative qui a, depuis, fait école dans la distribution en Europe et qui a inspiré le renouveau de certaines organisations agricoles (dans l’Ouest notamment) ou dans le secteur de la pêche (Boulogne, Etaples). Le modèle E. Leclerc est né. Le Groupement national des Centres E. Leclerc ne prélève ni ne cumule aucun profit. Toutes les conditions d’achat ou de référencement bénéficient, en toute transparence, aux adhérents de la coopérative.

Dans la mouvance des idées préconisées par le Général de Gaulle, Edouard Leclerc a été un militant de la participation et de l’intéressement des salariés qu’il a fait appliquer sous son enseigne (25 % des bénéfices distribués) bien avant les obligations légales. Mais surtout, Edouard Leclerc a convaincu ses adhérents de parrainer de nouvelles générations d’entrepreneurs en permettant aux cadres les plus méritants d’accéder à la propriété de super et hypermarchés. Un système de cooptation et de cautionnement mutuel permet, chaque année, de créer une quarantaine d’entreprises.

En cinquante ans, plus de 2 000 commerçants indépendants ont ainsi été formés par l’enseigne E. Leclerc, y compris ceux qui, par la suite, ont décidé de créer leur propre groupe (Montlaur, Intermarché, etc…).

L’œuvre d’Edouard Leclerc a fortement impacté l’économie française : - L’enseigne E. Leclerc emploie 91 000 salariés, dont 5 000 dans la production industrielle (Kermené en Bretagne) et la logistique (16 entrepôts régionaux). Elle regroupe aujourd’hui 490 adhérents qui exploitent 576 magasins dont 69 à l’étranger (Espagne, Italie, Pologne, Portugal, Slovénie). Elle a diversifié son offre (voyages, bijouterie, sport, optique, bricolage, etc…). En termes de part de marché, elle est la 1ère enseigne en France sur les produits de consommation courante, 2ème sur les produits culturels et les carburants. Mais surtout, elle reste, selon tous les panels (professionnels et organisations de consommateurs) l’enseigne la moins chère de France. - Sous l’impulsion de son fondateur, l’enseigne E. Leclerc s’est engagée dans de nombreux combats citoyens : pour le pouvoir d’achat, bien sûr (médiatisé par des campagnes mémorables contre la loi Galland, pour l’environnement (action pionnière pour la suppression des sacs en plastique et l’étiquetage CO²), pour l’information du consommateur (pédagogie du passage à l’euro), la promotion du commerce équitable (l’enseigne est leader en France), la promotion des produits régionaux et de terroir (idem).

L’action d’Edouard Leclerc a valu à l’enseigne (aujourd’hui présidée par son fils, Michel-Edouard Leclerc.) d’être constamment citée comme l’une des cinq entreprises préférées des Français (Ipsos 2007 et 2008).

En 1983, il est élu Breton de l'année par Armor Magazine.

Source : wikipedia

Michael Cullin

Ouverture du 1er supermarché à NY en 1930. Plusieurs produits (alimentaire, non alimentaire) sous le même toit. Produits en vrac, à même le sol, zones éloignées des autres commerces, rachète les produits au rabais chez les petits détaillants qui n'arrivent pas à écouler leur stock : prix réduits. Succès immédiat, les gens font 15 km pour venir. Modèle qui subsiste, après la crise, malgré les prédictions.

Carrefour

CA 2006: 96 milliards € 1° distributeur européen 2° distributeur mondial après Wal-Mart

Chiffres ACNielsen 2004 :

  • % CA étranger : 51% (dans trentaine pays)
  • Europe : 86% CA

  • Faits marquants 2004 : . 50% contrôle Hyparlo . n° 4 en Pologne (achat 13 HM Hypernova) . +900 ouvertures monde . expansion ++ monde

  • Faits marquants 2004 : nouvelle direction . simplification org. du groupe . cession actifs non strat. . désengagement pays non prioritaires (mexique, japon) . appuyer stratégie de baisse des prix France . baisse coûts . ouv. 1000 pdv (dont 620 Dia)

  • Amplification relance commerciale en France : . baisse prix pour être n°1 zone chalandise . + d'indépendance / mag. + adaptation demande locale . extension gamme n°1 en France + baisse prix . dvpt marque Carrefour sur le frais et le non alim. . dvpt marketing direct (cartes fid) . développements ciblés en non alimentaire . augmentation parc SM + HD + modernisation HM

Ahold

Distributeur Pays Bas n°4 mondial 2005

Chiffres ACNielsen 2004 :

CA : +50 milliards € % CA étranger : 83% (17 pays, 25% en Europe)

Axes stratégiques 2004/2005 : - Poursuite des cessions : . Out of AL + Asie . Vente Bi-Lo et Bruno's (USA) . Vente activités espagnoles - Redressement filiale US Food Dervices (restau coll.) -Relance des act. européennes : . PB : reconquête PDM + guerre des prix . pays nordiques: +de 70% dans ICA (?)

Metro

Chiffres ACNielsen 2004

"Toujours plus de cash and carry"

CA : près 60 milliards € CA étranger : 49% (29 pays)

Répartition du CA : Cash n carry (Metro/Marko) : 47% HM/SM (Real/Extra) : 20% GSS électr. (Media Market / Saturn) : 22% GSS brico (Praktiker) : 5% Grands magasins (Kauhof) : 6%

Stratégie 2004/2005 : - dvpt branches cash n carry électrodomestique - dvpt Asie (Chine, Japon, Vietnam) + Europe centrale - vente 140 SM en All. à Rewe

Tesco

"solide n°1 en GB"

chiffres ACNielsen 2004 :

CA : un peu moins de 50 Mds € CA étranger : 20% 13 pays

Stratégie 2004/2005 : - Bon maintien sur son marché domestique vs Wal-Mart (qui est déjà à 30% PDM) . Politique marketing pointue, axée sur le dvpt de marques propres . Bonne segmentation des MDD : finest, tesco, value : 1° prix . dvpt du non alimentaire (que 20% des ventes) - Croissance de Tesco.com (400 millions€ 2004) profitable, couvre 96% de la population . élargissement de l'offre (pdts financiers, tél, vons, fleurs...) . livraison à partir du parc existant - Croissance ++ étranger . achat Fre'c Japon (SM) . Entrée Chine 50% Ting Cao (SM) . 130 HM+SM à l'international

Aldi

"Le hard pur et dur"

Chiffres 2004 ACNielsen

CA : 40 Mds € CA étranger : près de 40 % 12 pays

Stratégie 2004/2005 : . Concept : . surface moyenne 500/800m2 . assortiment très court : 600 réf . que marques propres . achats centralisés monde . logistique ++ . investissement et frais généraux faibles . prix agressifs ++ : environ 50% moins cher

. Relancer croissance en Allemagne : . promotion non alimentaire pas top (invendus) . extension gamme : frais, bio, plats cuisinés, maquilage... . pression prix

. Ouverture internationales (percée Australie)

. Aldi France : 10 entrepots, 650 PDV

Auchan

Chiffres ACNielsen 2004 :

CA : 40 Mds€ CA étranger : 40% 11 pays

Stratégie 2004/2005 :

. Renforcer agressivité commerciale : . réduction assortiment . différenciation offre produit (partenariats PME) . renforcer attractivité prix : dvpt gamme pouce + espaces self discount

. Expérimentation nouveaux concepts : . easy marché, halles d'auchan, chrono drive

. Poursuite dvptétranger : . 100% Rinascente (n°4 Italie) . Retrait Mexique + USA

Rewe

Chiffres ACNielsen 2004

"L'Européen touche à tout"

CA : 40 Mds€ CA étranger : 30% (14 pays européens)

Groupe coopératif et grossiste n°1 allemand (hors Metro)

Répartition du CA : Alimentaire : 84% Tourisme : 10% GSS brico : 6%

Stratégie : . se renforcer sur difficile marché alimentaire allemand : Penny (HD) . rachat 140 SM Extra (de Metro) . dvpt restau collective en Suisse + France : négo rachat Prodirest (CRF) . Créa centrale achat commune avec Conad Italie . Renforcer croissance Italie + Russie